
Le projet "NS Hope"
Conclusion au voyage interstellaire humain ;
Le voyage d’une étoile à une autre dans le vide sidéral sera long, très long et nécessitera une technologie bien plus élaborée, (un vaisseau interstellaire étant d’une complexité inouïe) et un comportemental humain tout aussi difficile à imaginer de nos jours.
Partir sera peut-être une nécessité, mais le voyage interstellaire sera possible s’il se maintient sur Terre une stabilité sociale, économique et écologique.
Il y a des réalités qu’on accepte difficilement comme cette immensité qui existe au-dessus de chaque être vivant sur la Terre. Impalpable, presque immobile, sans bruits ni odeurs elle est là, immuable, éternelle. Dès qu’il a su dessiner le genre humain l’a représenté, comme pour tenter d’apprivoiser cette présence inaccessible qui scintille au gré des vents de nuit ou brille en plein midi. Le genre humain pensait encore récemment plier cet espace pour en rapprocher les surfaces, en vain, bien évidemment, même dans un lointain futur.
L’espace existera très longtemps après la dernière lueur de notre soleil qui lui verra la vie disparaître de la Terre bien avant de s’éteindre, vie qui verra la disparition du genre humain bien avant les derniers virus et bactéries. Des systèmes planétaires ont disparu et d’autres sont en gestation qui ont pu, ou qui probablement porteront la vie avec myriade d’espèces disparues ou en attente de conditions meilleures, comme cela fut sur Terre.
Le temps de l’humanité spatiale est une minuscule fraction des temps de l’univers qui ont pu, ou qui pourront voir au cours des millions d’années à venir, l’apparition d’un phénomène vivant évolué; nous sommes aussi isolés dans le temps, comme d’autres êtres évolués l’on été où le seront.
L’infiniment grand le restera et le voyageur interstellaire organisera son voyage en fonction de cet état ou il comptera les kilomètres en milliers de milliards et le temps à voyager en dizaines, voire en centaines d’années. Le voyage interstellaire est un aller simple, qui isolera le voyageur dans l’espace et le temps.
On pense en premier lieu que le voyage intersidéral sera possible quand le problème de la propulsion sera résolu, ce n’est pas le cas, celui de la conservation des holobiontes que nous sommes est extrêmement complexe, au point d’envisager le transport de la vie a des stades de développements réduits aux premières cellules que forme un organisme.
Ces cellules seront maintenues en état de vie ralentie et réveillées, un peu avant l’arrivée ou après le débarquement, de sorte que majoritairement le débarquement sera celui d’organisme à leur plus simple état développé ultérieurement vers leurs formes finales.
Nous hébergeons nous-même des millions d’organismes, ainsi un vaisseau interstellaire transportera virus, bactéries, protistes, et champignons (fungi). Il transportera animaux et plantes qui sont aussi des holobiontes, (hôte et leur cohorte de microorganismes).
Une intelligence artificielle totalement autonome, secondée par quelques humains soumis probablement à des périodes de dormance alternatives, contrôlera la bonne marche du vaisseau. Le vaisseau, exosquelette de cette intelligence extrêmement performante, sera intégré aux passagers en éveil ou en hibernation, inversement tout organisme vivant et pensant bénéficiera des avantages de l’entité pensante que sera le vaisseau. L’intégration se fera par implants ou objets communicants tels qu’organes artificiels. Les futurs vaisseaux spatiaux seront des entités intelligentes liées intimement aux entités humaines et autres.
Les passagers, s’il y en a, n’auront d’humain que le qualificatif de « spationaute holobionte d'origine humaine, planète Terre, système planétaire solaire », de même que les futurs colons de ces lointaines contrées isolées dans l’espace et le temps, a qui l’on ajoutera pour plus de précision qualificative le nom de la planète d’accueil et système planétaire. Ici dans cette fiction ; Holobionte de la planète Elpis, système planétaire Béta, origine Terrestre, Système Solaire.
Ces êtres venus de la Terre n’auront plus l’apparence que nous avons, même en descendance directe, d’autant qu’ils seront modifiés biologiquement et mécaniquement avant départ, modifiés aussi, mais momentanément par l’espace et surtout par la planète d’accueil. Ils auront donc à subir plusieurs autres environnements et peut-être devront-ils partager le dernier avec un autre genre de vie, ce qui les modifiera en profondeur définitivement, dans les deux cas ils ne seront plus humains, ainsi il n’y a pas de ‘plan B’ pour l’humanité.
Le coût d’un tel voyage sera très élevé et demandera une collaboration internationale. Pas de géant vaisseau, mais un projet moins spectaculaire qui toutefois représentera le summum de la technologie, l’ingéniosité humaine dans ce qu’elle a de meilleur. Après un choix impartial de voyageurs, suivra un entrainement en tous domaines qui demandera plusieurs années.. Ne partiront que quelques milliers de personnes et embryons.
La technologie a d’énormes problèmes à solutionner, la science de nombreuses inconnues à résoudre, un départ avant le début du vingt-troisième siècle est illusoire. L’énergie par fusion ne se concrétisera qu’en fin de siècle, le moteur a antimatière est un concept, mais on peut envisager un moteur combinant l’action de l’antimatière avec celle de l’uranium. Les sciences de la biologie émergent seulement vers de nouvelles possibilités, toutefois les sciences fondamentales et appliqués progressent de manière significative; le voyage vers Mars est devenu possible, mais dangereux. Au-delà du Système solaire on parle de témérité et l’on parlera toujours de témérité quel que soit le niveau de technologie atteint.
Créer un vaisseau interstellaire demande du temps, mais les idées de base ont été posées, même les premiers plans et depuis la technologie a progressé, toutefois les fondamentaux de la physique restent et imposent leurs lois. Ce que nous imaginons du futur sera créé en fonction des lois de l’univers que nous connaissons actuellement, sans plus spéculer avec l’impossible.
À l’intérieur d’un périmètre axé autour de notre système planétaire, pas trop vaste pour ne pas rendre trop long un voyage humainement réalisable, la vie intelligente qui pourrait aussi voyager ailleurs, n’existe plus ou pas encore, mais rien n’interdit de penser pouvoir trouver une vie bactérienne ou plus évoluée de type Fungi ou Plantae. Cette vie garante d’un système planétaire stable sera différente de ce que nous connaissons. Au-delà, les grandeurs de l’espace et du temps font que la vie qui pourrait communiquer n’existe plus ou pas encore.
La vie n’existe pas en tant qu’élément indépendant qu’on pourrait définir comme différent. Les fonctions complexes découlent d’interactions entre les formes auto-organisées d’un écosystème planétaire spécifique, il y a contingence des mécanismes, cet ensemble de processus ne semble pas générique. La vie que nous connaissons est née, ici sur Terre.
Il est fort probable de ne rien trouver, a l’exception d’un environnement vierge capable d’accueillir la vie terrestre, vie qu’il faudra installer en l’adaptant aux conditions de la planète d'accueil.
Il est fort probable que nous sommes les « anciens » chers à une certaine fiction, ceux nés de la vie apparue sur Terre.
Le pourcentage de réussite de ce type de projet - l’implantation au sein d'un autre système planétaire - de l’étude, la réalisation, le voyage, au succès de l’établissement, est faible, voire très faible, il en est peut-être mieux ainsi.
Didier Groux
Année 2019, calendrier humain Grégorien, planète « Terre », système « Solaire », galaxie « Voie Lactée » du super amas « De la vierge », hyper amas « Laniakea ».
PS ; carte galactique disponible dans toutes les bonnes librairies de l’univers.
Fond d'écran ; image Pixabay.
Ci dessous, Lune bleu. Didier Groux images;
