
Le projet "NS Hope"
Le problème premier et ses conséquences, suite;
Les temps ;
Un vaisseau de masse importante se construit dans l’espace, une fois la matière primaire modelée sur terre ou ailleurs (poutres, machineries etc.) il faut la transférer et procéder à l’assemblage. Les techniques employées devraient s’adapter au futur car de la conception à la finition, plusieurs dizaines d’années pourraient avoir passé.
Une vitesse moyenne de croisière pour arriver à Proxima (par exemple), comprend le temps d’accélérer, mais aussi le temps de freiner jusqu’à atteindre la vitesse optimale pour orbiter autour de la planète d’arrivée.
Il faut ajouter les obstacles qui seraient peut-être a contourner et donc consommateurs de temps; la proximité d’une étoile est accompagnée de ses planètes et astéroïdes divers et leurs densités de groupement est variable.
La ceinture d’astéroïdes principale de notre système solaire, aurait plus de 700000 objets plus grand qu’un kilomètre, fort distant les uns des autres, cependant il ne faudra que cinq secondes au vaisseau rapide auquel je pense (et qui devrait filer a quelques 200000 kilomètres par secondes), pour aller de l’un à l’autre. Un peu plus éloigné, le groupe des Troyens, puis beaucoup plus est la ceinture de Kuiper (le tore serait plus représentatif) et encore plus le nuage d’Oort en forme de tore lui aussi, bien plus vaste et bien moins dense, mais qui représente un danger lui aussi avec ses milliards de comètes. Dans un autre système solaire, il est fort probable de rencontrer architecture semblable.
L’immense vide de l’espace rend très attractif n’importe quelle masse qui y séjourne, et bien évidement les plus grosse, les plus denses, attirent les plus petite. L’emploi de cette attraction dans les calculs de trajectoire est nommé « assistance gravitationnelle » et permet d’agir sur la vitesse d’un vaisseau et donc sur le temps de voyage et l’économie de carburant. Agir dans le système planétaire de départ et d’arrivé, cette fois pour freiner, mais aussi en cas de dépassement d’un autre système planétaire. Il faut connaitre la position de chaque astre a des instants donnés pour utiliser ces attractions ce qui va faire apparaitre des « fenêtres » de départ, ainsi on ne part pas n’importe quand ! Les calculs devront être minutieux et la connaissance du milieu assez poussée pour y faire naviguer un vaisseau extrêmement rapide; on ne part pas en suivant une droite trajectoire surtout dans un Univers en mouvements !
À l’échelle d’une vie, filer aux deux tiers de la vitesse de la lumière, (200000 kilomètres seconde), avec les périodes d’accélérations et de freinages, permettrait d’atteindre Proxima en un peu plus de sept ans (un peu moins pour les passagers du vaisseau, par rapport au temps écoulé sur terre). Un aller et retour vers une étoile prend ainsi un minimum fixe de quinze ans (temps terrestre).
Dans la réalité, ce temps de voyage très écourté ici par la fiction, est allongé par la configuration optimale des astres ; n’importe quel vaisseau du futur utilisera des fenêtres de départ et d’arrivée en utilisant l’attraction ou la répulsion gravitationnelle de planètes massives. L’attente d’une de ses fenêtres propices au retour pourrait durer des mois ou des années, d’autant qu’un trajet optimal se calcule ici avec deux fenêtres, spécifiques aux deux systèmes planétaires ! Au meilleur de ce que l’on peut espérer, l’aller et retour immédiat vers Proxima approche plutôt les vingt ans !
Petite note; Le moteur pour propulser un engin a cette vitesse n’est qu’une vague idée de nos jours et fonctionnera probablement à l’antimatière, une technologie que nous ne pouvons qu’imaginer, mais ce n’est déjà pas si mal. Ce moteur dans le cas du voyage vers Proxima, devra fonctionner au moins sept ans sans discontinuer. Un vaisseau spatial cela peut avoir des pannes de propulsion qui vont le ralentir; des temps a prévoir.
A noter aussi que le maintien a une certaine altitude d’un engin spatial, nécessite une vitesse constante, ainsi au moment du départ il a déjà une certaine vitesse, par exemple l’ISS file a 7,7 kilomètres par seconde. Se dégager de l’attraction terrestre demande vélocité de 11,2 kilomètres par seconde ; c’est donc la vitesse de départ en orbite terrestre.
Modification du temps ;
L’écoulement du temps ne se fait pas de la même façon, selon la vitesse à laquelle on se déplace ou que l'on soit à proximité d’un astre ou d’une planète massive qui perturbe par sa masse ou son énergie l’écoulement de ce temps intimement lié à la matière.
Le voyageur interstellaire crée en se déplaçant très rapidement dans l’espace vide, son propre référentiel temporel. Les simultanéités temporelles ne sont pas fixes ; elles sont relatives. Le décalage crée est irréversible par rapport au point de référence premier. Le temps subit par le voyageur est ressenti comme il l’était quand il ne se déplaçait pas ; le temps ne ralentit, ni n’accélère, le temps modifié de ce voyageur est ce qui est devenu son temps propre, son référentiel et reste identique à ce qu’il était avant en matière d’écoulement. Il n’y a pas de temps, de présent universel, il y a des présents locaux.
Les déplacements très rapides dans le vide se caractériseront par un décalage des horloges significatif qui isolera les voyageurs du point de départ, ce temps étant plus avancé dans le futur que le temps du voyageur qui sera décalé a la rencontre des deux référentiels ; le retour au point premier de référence ou une transmission et qui par comparaison sera mois long. La durée écoulée des deux référentiels n’est pas la même si le déplacement d’un ou de l’autre référentiel est bas, mais peu significatif.
Décalage du temps de communication ;
Il y aura aussi selon la distance des communicants un décalage de communication dû à la vitesse de transmission du message ; l’arrivée d’un message envoyé depuis Proxima vers la Terre demandera 4,24 ans pour y arriver et autant pour la réponse (de personnes étant un peu plus vieux que vous si votre voyage a été très rapide).
Communiquer sera peut-être très difficile sans utiliser un relais éloigné de la Terre car le ou les moteurs produiront un flot continu d’énergie très puissant qui masquera les réponses qui arriveront, ainsi il faudra compter avec le décalage d’un relais situé sur une planète, un astéroïde, éloignée de l’axe de trajet du vaisseau (et qui se meut aussi dans l’espace avec son propre temps). Le décalage des communicants nécessite des engins intelligents capable d’évaluer ou de modifier une trajectoire par exemple, sans aide extérieure.
A noter que le temps mesuré sur une autre planète est différent ; il y a ainsi plus ou moins de secondes dans une journée. Les mois sont adaptés aux caractéristiques orbitales de la planète autour de son étoile et aux caractéristiques des saisons. Quid des systèmes planétaires a deux, trois étoiles ?
Calendrier ; A bord d’un vaisseau spatial interstellaire, il varie par rapport au point de référence premier, (trajectoire, distance) et selon la vitesse du vaisseau. Pour apparaitre significatif, la vitesse du vaisseau doit être élevée, sa trajectoire en éloignement ou rapprochement direct. Dans notre système solaire le référentiel c’est le soleil avec ses cycles spécifiques aux différentes planètes et que nous ne contrôlons pas. Il en va de même dans un autre système planétaire avec une ou plusieurs étoiles, le référentiel axé sur le barycentre du système si la planète subit l’influence significative de plusieurs étoiles.
À bord du « Hope » par rapport à la Terre, il varie constamment, en secondes, puis en heures et ensuite en jours avec une tendance à ralentir à bord, mais seulement pour l’observateur terrestre. Espérance, l’entité du « Hope » a choisi d’appliquer dès le départ le calendrier de la planète d’accueil qui lui-même varie par rapport au point d’analyse et sera fixe qu’en orbite de cette planète.
Le calendrier spécifique d’une planète se base sur ses propres caractéristiques et débute au début d’un équinoxe par exemple, (calendrier Darien de Mars) ou pour un événement astronomique significatif. Sa base est la période qui va d’une durée nocturne et diurne a une autre. Avec les systèmes à étoiles multiples cette base pourrait être très différente. Historiquement son jour zéro se réfère à un événement conventionnel (le départ du Hope de la Terre sur le calendrier d’Elpis).
Un calendrier stellaire galactique universel se basera sur un événement astronomique connu de part et d’autre, l’explosion d’une supernova par exemple et sur une unité de temps universelle lié aux atomes par exemple, (césium 133 pour l’humanité).
Vitesse de la lumière et au-delà !
La compréhension de notre environnement est tout de même assez avancée, l’univers a ses lois, ses règles qui s’appliquent inexorablement, ainsi il faudrait une énergie colossale, voire infinie, pour propulser une quelconque matière à la vitesse luminique, que nous ne pourrons ainsi jamais atteindre quel que soit le propulseur inventé.
Les valeurs de l’univers s’appliquent aussi aux êtres qui auraient la même idée de voyage, même technologiquement plus avancé que nous.
Téléportation quantique ; Ce n’est pas une transmission de matière, ni d’information, mais certains pense que cela est peut-être de structure. La vitesse de la lumière est un absolu, une propriété intrinsèque de l'espace-temps et s’il semble qu’il y ait interaction immédiate a des distances importantes de deux photons ayant interagi dans le passé et qui s’éloignent l’un de l’autre, cette immédiateté est un comportement global, naturel, mais l’information elle-même ne va pas plus vite que la lumière. Certains pensent qu’il faudrait peut-être laisser de coté la notion de particule et la remplacer par celle de champ qui lui n’est pas localisé. Le transfert d’état quantique pourrait déboucher sur le transfert d’informations d’ordinateur à d’autres sur de longues distances sur Terre et dans l’espace.
La vitesse supraluminique n’existe pas en tant que vitesse, c’est plutôt un effet d’observation erroné. Les bouts d’un tube gigantesque, mis en rotation centré au milieu de celui-ci, déformeront ce tube selon la vitesse maximale aux embouts, sans aller au-delà de cette vitesse, de plus la transmission de l’ordre de rotation sera affectée par la nature des composants de ce tube.
Au-delà de Proxima ;
Si la planète choisie se situe un peu au-delà des 21 AL, le voyage (aller simple), aura alors une durée approximative qui approchera la trentaine d’année (dans le meilleur cas de propulsion 200000 kilomètres seconde) ! C’est mon choix dans le projet Hope, fiction oblige.
Un tel voyage poussé aussi loin est un aller simple, ce qui est encore plus évident si l’on n’arrive pas à atteindre les deux tiers de la vitesse luminique.
Les voyageurs à bord du « Hope » auront gagné sept ans et demi de vie en arrivant sur Elpis, la bonne nouvelle arrivera sur Terre vingt-neuf ans après et la réponse en retour, cinquante-huit ans plus tard. C’est aussi cela d’être égaré dans le temps ! Communiquer ne sera alors qu’informationnel.
Un retour n’est envisageable que pour de « court » voyages, au-delà, les personnes connues de vous auront vieilli ou seront disparues, la technologie probablement devenue plus avancée que la vôtre pourrait surprendre et vous ne seriez peut-être plus le bienvenu !
Dans le cas probable d’une adaptation de longue durée réalisée lors d’une modification importante de la planète receveuse l’adaptation humaine sera très longue, des dizaines d’années, voire plus. La transformation des écosystèmes, la terraformation sera évaluée selon l’écosystème local et demandera probablement un temps qui s’ajoutera aux temps pionniers du débarquement. Un probable très long voyage demandera la création d’un vaisseau générationnel qui verra les générations se succéder à son bord.
Déplacement dans l'espace;
L’espace immense situé entre les étoiles c’est du vide, le même vide qu’il y a entre les planètes de n’importe quel système planétaire. Selon la proximité d’une planète ou d’une étoile les caractéristiques n’y sont pas les mêmes, mais elles y sont extrêmes. La densité par exemple est si faible que se propulser devient un problème très complexe. Voir la page 4 des développements.
On peut imaginer un kilomètre cube d’eau, s'y mouvoir est aisé, mais imaginons ce même volume vide ou nous ne diluerons qu'une seule goutte d’eau; on ne peut évidemment pas y nager, battre des mains ou des pieds n’apporte rien. Par contre un objet se déplaçant dans ce vide ne rencontrera pas de barrière à son déplacement, mais cela nécessitera l’emploi d’un frein pour ne pas filer à tout jamais dans l’espace.
Les étoiles de la voie lactée tournent autour du centre galactique et se déplacent en se concentrant le long de sortes de bras spiraux. Pour le voyageur de l’espace, les étoiles se déplacent constamment en tous sens. Dans un ensemble donné de 800 étoiles, notre soleil se meut à quelques quinze kilomètres par seconde.
L’apparence visuelle de l’univers change à vitesse élevée, ainsi à l’approche de la vitesse de l’onde lumineuse, l’image visuelle se concentre à l’avant, la navigation interstellaire sur trois dimensions devient très complexe voire impossible pour un être humain. A 200000 kilomètres par seconde les couleurs bleuissent vers l’avant en étant plus denses et rougissent vers l’arrière et sont peu denses. La déformation optique ne permet plus de reconnaitre les constellations.
Conduite d’un vaisseau spatial ;
Sur Terre l’air est un appui, pas dans l’espace ; Un simple virage se fait sur des milliers ou des millions de kilomètres dans le cas du « Hope » ! Un vaisseau ne peut ralentir qu’avec ses propulseurs de poussée ou des propulseurs latéraux et dans le cas du « Hope » par retournement de l’engin. L’inversion de poussée des moteurs ne semble pas envisageable avec une propulsion nucléaire et le retournement seuls de ce type de moteurs non plus. A bord du « Hope » la correction de trajectoire se fait par différence de poussée des quatre moteurs. Dans le cadre du voyage interstellaire ralentir ne se fera qu’à point nommé, ce qui nécessite une connaissance exacte du trajet programmée à l’avance et exécuté par un système.
Le vide;
Le vide interstellaire ne se compose que d’une particule par centimètre cube, par comparaison l’air à 100 trillions (cent milliards de milliards) de particules au cm3; récupérer des particules pour créer un gaz, par exemple semble bien laborieux. Il y a des zones plus denses, les nébuleuses, mais leur densité est également très faible même si l’on peut les voir de la Terre (à cause de leurs dimensions), d’autre part elles sont très éloignées du parcours que fera un vaisseau intersidéral. Récupérer des gaz est toutefois possible à la surface de corps gazeux faisant partie d’un système planétaire, comme Jupiter.
Ne pouvant pas récupérer de l’eau, de l’air ou d'autres gaz, a l’exception de l’hydrogène peut-être, il faut embarquer ces éléments indispensables à la survie et gérer très finement leur emploi. La moindre perturbation dans cet univers clos qu’est un vaisseau spatial, pourrait en engendrer d’autres et provoquer un état irréversible de l'écosystème.
Le vide n’offre pas de barrière au rayonnement cosmique, comme le fait l’atmosphère, la magnétosphère et donc il faudra s’en préserver (avec probablement un bouclier magnétique, comme le fait le soleil).
Le vide interstellaire c’est le froid presque absolu ; -270 degrés, le soleil n’étant qu’un lointain petit point brillant quand on est entre deux étoiles.. À notre très petite échelle les zones chaudes, de densité extrêmement faible, ne permettent pas d’en ressentir la température globale.
Dans sa masse le vide a un pour cent de poussières, ce qui est en fait un danger ou une source d’abrasion certaine pour un véhicule a vitesse élevée.
Le vide interstellaire c’est l’absence de pesanteur, pesanteur qui serait à créer. Il semble en effet, que le corps humain n’aime pas l’absence de pesanteur, forgé qu’il est, par des millions d’années de présence sur Terre.
Energie du vide ;
Le presque "vide quantique" de matière serait plein d’énergie ! Voila ici l’étrange univers des particules qui est au-delà de toute fiction humaine. Cette énergie n’est cependant qu’une énergie fondamentale de base qui demanderai plus qu’elle ne produirait d’énergie pour être extraite. Mieux comprendre cette énergie du vide pourra peut-être permettre comment mieux stocker l’énergie a bord d’un vaisseau spatial.
À l’échelle d’un voyage interstellaire la seule matière qui entre dans les calculs d’un parcours, est celle des étoiles, des petits ou grand corps céleste et poussières. La densité des planètes et objets errants interstellaires est trop faible pour être une gêne au déplacement d’un vaisseau interstellaire.
L’énergie noire, de répartition homogène à l’échelle des systèmes stellaires, est d’une densité extrêmement faible, elle ne semble pas être un problème pour un voyage interstellaire humain réduit à de courtes distances et n’est pas récupérable même si elle est une composante majeure de la densité d'énergie totale de l'Univers. Est-ce en fait l’énergie du vide quantique ?
La masse manquante de l'univers, la matière noire, non découverte, n’est pareillement pas un problème au passage d’un vaisseau spatial et demandera peut-être une refonte du modèle cosmologique. Elle aurait permis d’expliquer cette vitesse de rotation trop élevée des galaxies à leur périphérie sans que les étoiles qui composent ces régions ne soient éjectées de leur galaxie.
La matière noire est une proposition d’explication de résultats qui ne correspondent pas avec les calculs des masses de l’univers. Elle n’est pas répartie de façon homogène, ce qui a l’échelle qui nous occupe n’est pas sensible. On ne voit pas le vent dans les arbres, mais on devine sa présence par son effet sur la végétation ; la matière noire se devine que par l’effet qu’elle produit sur l’univers. On voit les photons de lumière grâce a leur interaction avec le milieu, alors que la matière noire ne réagit pas à la rencontre de particules, mais a grande échelle son effet est certains. Quelles particules infinitésimales constitueraient quatre-vingt-quinze pour cent de l’univers ? Notre théorie gravitationnelle de base est-elle exacte ?
Voyager au travers de ce vide démesuré oblige à créer un environnement complet, un écosystème complet, ce qui n’est pas facile a créé et encore plus à maintenir en fonctionnement. Voyager loin et longtemps c’est avoir des techniques éprouvées qui permettront, par exemple, le fonctionnement d’un moteur plus de trente ans à plein régime et sans arrêts, de gros soucis en perspective !
Survivre à l’aller pourrait être un frein à envisager un retour !
Adaptation ;
Physique ;
Notre Système solaire est déjà un exemple de cette variété que nous offre l’univers, la terre d’accueil sera forcément différente et ainsi demandera une adaptation nécessaire. Par exemple la gravité sera différente et demandera des os plus solides, des poumons plus performants et adaptés à la teneur des composants de l’atmosphère. Cette atmosphère ne sera pas colorée du même fond bleu et disparaîtra dans sa clarté après une durée qui ne sera jamais égale à 24 heures.
Sans même s’attarder sur la planète choisie, le vide stellaire est un facteur d’inévitables transformations et se réapproprier l’environnement terrestre sera devenu gageure certaine même pour le voyage « court », sur Mars par exemple.
Selon les caractéristiques de la planète d’accueil il faudra peut-être se modifier dès le plus jeune âge. Ces modifications devront être entretenues pendant le long voyage qui sera fait de périodes de dormance ; comment entretenir un corps qui dort d’un sommeil non naturel ?
Le voyage entre deux étoiles sera très long, l’état de vie que nous connaissons avec ses périodes de veille et sommeil sera un état temporaire commun seulement à l’embarquement et débarquement. Une pesanteur, qui ressemble à celle que nous avons sur Terre est indispensable dans le cas d’un voyage extrêmement long comme le voyage interstellaire. Mettre en biostase prolongé les passagers, économiserait air et nutriments et semble indispensable. L’état de vie suspendue ne sera pas une expérience agréable, car il sera nécessaire de s’y préparer et d’en sortir indemne.
Psychique ;
Le voyage interstellaire très long demande l’oubli physique de ses parents, famille, amis et de cet environnement qu’est la Terre. Un vaisseau spatial est un lieu fermé, compartimenté de salles parfois étroites ou toutes sortes d’objets en diminuent l’espace. Il est fait d’échelles, de planchers à grilles, d’aérateurs, de poutres etc. À bord on est nourri au strict nécessaire, on consomme le moins possible des quantités mesurées.
Les risques d’un tel voyage sont très élevés et la garantie d’arriver à bon port fort réduite. Hors des périodes de dormance, de biostase, le travail d’équipe est priorité absolue, comme pour l’installation sur une autre planète ou l’environnement sera hostile et où il faudra créer des structures, adapter une agriculture etc.

Ci-dessus; vue de notre position dans la voie lactée, amas de la vierge en arrière plan; Image Space Engine
Bien au-delà, une autre échelle ;
De galaxies en Galaxies : à cette échelle plus aucun voyage n’est possible même en empruntant les autoroutes galactiques ; n’en déplaise a la fiction, aucun être n’est allé et n’ira d’une galaxie a une autre.
Notre galaxie, la voie lactée, à un diamètre minimal de cent-mille années-lumière et l’espace inter galactique qui sépare les galaxies n’en est pas moins encore plus effarant par ses dimensions, ainsi, si l’on réduit notre grande galaxie (de 100000 AL de diamètre), a une roue d’un mètre de diamètre (et conséquemment épaisse d’un centimètre), la petite galaxie naine du grand nuage de Magellan, la plus proche, (si l’on oublie les galaxies naines du grand chien et celle du Sagittaire presque intégrées a la notre), se situe à un mètre et demi. Elle fait partie d’un groupe de quatorze ou quinze galaxies satellite de la nôtre, dont la plus éloignée se situe à quelques douze mètres.
La grande galaxie d’Andromède, se trouve à quelques vingt-cinq mètres, elle a un diamètre de deux mètres. Elle possède également de petites ou grandes galaxies satellites, dont certaines sont plus proche de nous.
Le groupe galactique de notre galaxie et celui d’Andromède font parties du « groupe local » qui regroupe environ soixante galaxies et qui a un diamètre de quelques dix millions d’années-lumière soit une bulle de cent mètres de diamètre a l'échelle de notre galaxie d'un mètre.
A noter que notre groupe local de galaxie se déplace dans l’univers en expansion, à quelques 631 kilomètres par seconde.
Notes; le diamètre des groupes lie les galaxies les plus éloignées, l’ensemble de ces galaxies n’est pas homogène et ne forme pas une bulle parfaite. Ces galaxies sont reliées gravitationnellement, mais ce n’est pas certitude pour certaine. Leurs caractéristiques, (diamètres, masses etc.) sont très différentes. Leurs éloignements de l’une a l’autre varient énormément et certaines sont liées entre elles, certaines se dirigent vers nous et d’autres s’éloignent.
Le groupe local fait lui-même parti d’un grand groupe d’une centaine d’amas de galaxies qui regroupe environ dix-mille galaxies. Le diamètre de ce superamas, (dit de la vierge), est d’environ deux cent millions d’années-lumière. A l’échelle de notre galaxie de un mètre, la (fausse) bulle fait deux kilomètres de diamètre ! Il y a encore des gens qui pensent coloniser l’univers !
On peut même noter que ce superamas fait partie d’un ensemble fait de trois superamas, dont le nôtre (si l’on peut le dire). Nommé Laniakea il contiendrait un million de galaxies et a un diamètre de cinq cent millions d’années-lumière. L’ensemble n’est pas sphérique et comme les galaxies qui le compose, est en mouvement et s’agence en zones très denses et vides gigantesques. Les zones denses s’étirent en filaments qui se dirigent vers une zone d’attraction très massive. Laniakea n’est pas figé dans sa structure et évoluera en perdant ou gagnant de la matière. A l’échelle de l’univers Laniakea est notre continent, sauf que les continents de l’univers sont au nombre de dix millions !
On peut donc aller encore plus loin, avec par exemple, le superamas de Persée-Poissons situé à deux cent cinquante millions d’années-lumière en interaction avec Laniakea, ou celui de Shapley que l’on trouve a six cent cinquante millions d’années-lumière! Dans l’échelle ou la taille de notre galaxie fait un mètre, Shapley est a plus de six kilomètres.
Au-delà de Shapley on trouve la zone d’attraction ou tout semble se diriger, inversement une zone de répulsion bien localisée existe de sous densité qui agirait en tant que force répulsive ! La direction prise par le groupe local est exactement inverse à la position du répulseur et n’est pas exactement orientée vers l’attracteur Shapley.
L’univers se structure en filaments denses qui s’étirent entre des noyaux d’attraction et répulsion les reliant dans le vide cosmique qui se trouve ainsi cloisonné en zones gigantesques de vides, comme celui du Bouvier qui a près de 250 millions d’années lumières de diamètre et ne contient que quelques galaxies. Malgré leur densité très faible, les vides intergalactiques sont si grands qu’ils représentent deux fois la masse des galaxies de l’univers. Les "filaments" sont faits de galaxies ou d’amas de galaxies pour les plus grand. On les a nommés, comme le « mur du pôle sud » qui s'étend sur 1,40 milliard d'années-lumière !
IL pourrait y avoir 2 000 milliards de galaxies dans l’univers observable. Cet univers que l’on centre évidemment sur le groupe local aurait un diamètre d’environ 90 milliards d'années-lumière ! Cette sphère pourrait ne pas avoir de fin débouchant sur du vide total. N’étant probablement pas au centre de l’univers, pas même de Laniakea, on peut penser à l'existence d’un univers non observable plus grand.
Un univers fini, mais sans bords offrirait un effet de mirage topologique qui nous ferait croire à un univers plus grand qu’il ne l’est. Sa finitude ferait qu’un rayon lumineux revient toujours d’où il est parti.
L’émigration humaine interstellaire, si elle se réalise, ne se fera que sur un tout petit espace de notre galaxie, sur une période extrêmement courte des treize milliards d’années de la présence de l'univers.
Comportement ;
En page suivante je tenterai l’approche d’un problème majeur; l’être humain et son comportement.
Didier Groux, 2017.
Ci-dessous; Sur fond de galaxies, la Voie Lactée en haut a gauche au centre des quatre flèches, avec les deux galaxies Magellan, Andromède en bas a droite avec deux de ses proches galaxies. La distance qui nous sépare d'Andromède est de 2,5 millions d'années-lumière. Prise de vue a 3 millions d'années-lumière de notre galaxie. Image Space Engine.


Ci-dessus, prise de vue sur le mème fond galactique, a 6 millions d'années-lumière de notre galaxie. Apparait M33 dans le groupe Andromède presque au centre de l'image à présent. Image Space Engine.
Ci-dessous sur fond de galaxies, la Voie Lactée a 1 million d’AL au centre des quatre flèches, avec en arrière-plan l’amas de la vierge vu dans cet axe avec superposition lumineuse.



