
Le projet "NS Hope"

Ci-dessus; La lumière solaire ne met que 8 minutes pour arriver sur Terre, image Didier Groux.
Le problème premier et ses conséquences ;
Les distances;
Dans le cadre d’un voyage interstellaire, d’une étoile auréolée d’un système planétaire à un autre, un des (nombreux) problèmes majeurs est celui des distances dans l’univers et donc de l’immensité de celui-ci comme on va le voir, immensité qui va poser problème sur problèmes et dont je ne donnerai qu’un aperçu sur cette page et la suivante, pour déjà en avoir une idée globale.
Curieusement on oublie facilement ce fait, peut-être parce qu’imaginer de telles distances est difficilement concevable. Cet ensemble titanesque ou le vide est commun, probablement infini dans l’espace, mais aussi dans le temps, porte un coup violent à notre anthropocentrisme que l’on ne peut que parer des couleurs du ridicule. Perdu dans l’univers immense, perdu dans l’échelle des temps (sans les Dinosaures le genre Homo aurait pu apparaître sur la scène de la vie il y a fort longtemps et disparus depuis), il n’est pas étonnant que nous cherchions abri dans ce que nous connaissons ; les valeurs de grandeurs à l’échelle terrestre (que nous adaptons à l’espace). Malheureusement ce que nous connaissons n’a pas de comparaison avec ce que l’univers nous présente.
Pour évaluer les distances de cet espace il a été nécessaire de penser une échelle bien supérieure au kilomètre, car les milliers, voire les millions de milliards de kilomètres ne suffisent pas pour évaluer de telles distances qui alors ne peuvent que vaguement s’imprégner dans nos concepts.
L’année-lumière (AL) a donc été choisie par les vulgarisateurs, elle est basée sur cette clarté que nous connaissons tous et qui se déplace en droite ligne sous les nuages d’un soleil couchant. Cette clarté, qui s’allonge au-delà des remparts des surfaces lunaires et aussi sur toutes les surfaces des planètes de nous proche et qui file d’étoiles en étoiles et de galaxies en galaxies.
Cette clarté universelle, la lumière, se déplace à presque 300000 kilomètres chaque seconde et ferait donc plus de sept fois le tour de la terre en une seule seconde. En une année je vous laisse imaginer la distance qu’elle parcoure ! Pourtant ces 9461 milliards de kilomètres ne sont pas grand-chose entre deux galaxies, mais revenons au monde d’entre deux étoiles ;
Le système planétaire le plus proche de notre soleil est celui de Proxima Centauri située à 4,24 années-lumière. À la vitesse luminique qui semble élevée, il faut pourtant à un rayon lumineux parti de la Terre, plus de quatre ans pour arriver à la surface de Proxima du centaure (et seulement huit minutes pour nous arriver de notre soleil).
Note; L’objet le plus rapide construit par l’humanité file a 163 kilomètres par seconde dans l’espace grâce à la poussée de la fusée qui l’a mis en orbite (12,4 km/s) et surtout grâce à l’attraction gravitationnelle de Vénus, plusieurs fois utilisée.
On peut se représenter cette immensité, histoire de rester sur cette image, en ramenant la taille de la Terre a un millimètre de diamètre, le Soleil qui serait une boule de dix centimètres située à dix mètres, Proxima Centauri, serait une balle de tennis situé à 2700 kilomètres de là, (sur les côtes du Groenland, si l’on est à Paris) parée de ses minuscules planètes toutes proche. Proxima c’est le voisin de palier.
On notera aussi que Proxima est a 268332 Unités Astronomique ou U.A de la Terre, « l’Unité Astronomique » étant la distance qui sépare notre Terre du soleil (environ 150 millions de kilomètres). L’espace interstellaire est vide, ses proportions sont gigantesques, mais on verra plus loin que d’autres espaces de vide existent, dans des proportions d’un ordre de grandeurs qui ne permet plus d’en avoir une idée précise, d'autant que cet espace est en expansion et qu'un infiniment petit existe aussi !
Selon l’objet examiné, l’observateur qui scrute le ciel voit des événements de différents passés ; Ce que l’on voit de Proxima a plus de 4 ans. Ce que l’on voit de notre soleil est vieux de 8 minutes, ce que l’on voit de la galaxie d’Andromède est âgé de 2 millions d’années !
Notes ; en astronomie est utilisé couramment le "Parsec" qui vaut 3,2616 années-lumière, le kiloparsec (Kpc ; 1 000 parsecs), le mégaparsec (Mpc ; 1 million de parsecs), et même le gigaparsec (Gpc ; 1 milliard de parsecs).
Ci-dessous: Voie lactée à l’ œil nu. Image sous licence Pixabay.


Ci-dessus: système planétaire Trappist 1; 3 planètes en zone habitable. Image Space Engine.
Les exoplanètes ;
Ce sont des planètes comparables à la Terre, Mars ou Saturne, mais situées en dehors de notre Système Solaire, elles ont une surface solide ou gazeuse. Elles sont donc en orbite autour d’autres étoiles, pour les repérer on les a nommées ou simplement affublées d’un numéro. L’exoplanète tellurique "Gliese 832 C" orbite autour de l’étoile Gliese 832, aussi appelée Luyten 354-89, selon le catalogue auquel on se réfère.
Le problème est que s’il y a effectivement une multitude, (peut-être mille milliards dans la galaxie), de planètes orbitant autour de milliers d’étoiles proches, peu semblent correspondre à l’environnement terrestre. Il reste bien vrai que plus on va chercher loin, plus les chances de trouver augmentent, mais il semble qu’il soit nécessaire d’aller très loin dans ce gigantesque espace pour trouver une planète comparable à la nôtre. On peut se contenter de planètes sans atmosphère comme la Lune par exemple, mais seulement pour exploiter des minéraux, implanter une petite base, encore faut-il trouver de l’eau vers la surface, une eau que l’on puisse sans trop d’énergie, réduire à l’état liquide !
Le voyage interstellaire se caractérise par l’idée de colonie permanente très lointaine, implanté avec la nécessité d’exploiter sur place énergies et matériaux pour le compte de la colonie, qui ainsi sera amenée a fonder la civilisation d’une nouvelle espèce humaine. Un envoi vers la Terre d’un quelconque minerai par exemple, serait trop long, d’autant que ce minerait doit aussi se trouver dans le Système solaire.
Petite note ; sur terre nous n’habitons pas même les océans qui couvrent pourtant une importante surface de zones habitables et le Sahara est un espace bien plus agréable que Mars d’autant qu’on pourrait en améliorer le potentiel d’habitabilité.
Ce que nous savons actuellement des exoplanètes est encore très fragmentaire (depuis 1995 seulement) et il est trop tôt pour en tirer des conclusions, toutefois on observe une diversité si extraordinaire que nos concepts d’innombrables mondes tranquilles ont volés en éclats.
L’exemplaire Système solaire, ne l’est plus, les super-Terres abondent, les mini-Neptune, super Jupiter et leurs satellites ! Chaque étoile « mère » qui peut être un ensemble binaire, triple voire quintuple, a sa particularité, notre soleil par exemple est une « naine jaune » isolée et relativement stable ce qui n’est pas le cas des naines rouges par exemple qui ont un rayonnement gênant la vie. Les étoiles diffèrent des autres par leur diamètres, compositions, températures et âges. Les exoplanètes orbitent autour d’attracteurs gravitationnels très différent les uns des autres, ce qui multiplie étonnamment les schémas d’évolutions, mais est-ce vraiment propice à la vie ? Par exemple, certaines planètes ne tournent pas sur elle-même et offrent une seule face en permanence a leurs étoiles, d’autres ont une orbite très excentrique qui les mène a un froid et chaud peu propice a la vie, ou ont une amplitude d’ensoleillement trop importante etc. Beaucoup d’exoplanètes ne peuvent abriter la vie et ne le pourront jamais ; vraiment trop froide ou trop chaude, trop peu massive.
La « zone habitable » d’un système planétaire n’abrite pas forcément la vie, la lune, Mars, par exemple vérifiée, n'abritent aucune vie, (mais la Lune a eu un rôle important lors de l’émergence de celle-ci sur Terre et il y a peut-être eu de la vie sur Mars). Il est seulement plus probable que la vie apparaisse dans cette zone dite d’habitabilité et qui offre par exemple à l’eau, la possibilité d’être présente à l’état liquide. Une zone habitable n’est pas trop proche de son soleil et pas trop éloignée de celui-ci, quid des systèmes d’étoiles multiples ? Les zones habitables sont évaluées en fonction du système planétaire concerné, selon le type d’étoile (s), les distances entre étoile et planète, masse, température interne de celle-ci etc.
Nouveauté intéressante ; les mondes océaniques comme les satellites Encelade et Europe qui seraient en nombres autour d'exoplanètes, elles-mêmes recouvertes d’eau. La vie peut-elle apparaitre sous l’eau ? Il faut noter que toutes les parties d’une galaxie ne permettent pas d’abriter la vie.
Sauf erreur de ma part, si Proxima Centauri B ne se révèle pas assez intéressante, il faut porter l’espace où l’on peut trouver des exoplanètes intéressantes a plus de 10 années-lumière (AL), soit entre 11,9 et 23,6 AL avec 13 planètes, alors il ne s’agit plus de voyage, mais d’émigration ou d’exode, c’est selon ! Au de-là on va de 39,5 à 58 AL avec 11 planètes seulement (dont quelques du groupe des Trappist) ! Ensuite les distances augmentent considérablement et l’on passe les 110 AL.
Élargir un peu le champ d’investigations nous amène loin, très loin, toutefois détecter ces exoplanètes est extrêmement difficile; il est donc probable d’en découvrir encore près de nous, encore indécelables, elle le seront prochainement.
Exemple; le système Tau Ceti ; l’exoplanète Tau Ceti e, se situe à 12 AL de nous, sa température est élevée, peut-être même très élevée, mais des formes de vie primitive pourraient y vivre, elle fait partie d’un système qui aurait 6 autres exoplanètes, dont l’existence de certaines est à confirmer. C’est une « Super-terrienne chaude » plus massive que la Terre, sa période orbitale est de 168 jours. Son étoile est moins massive que le Soleil, moins lumineuse et se pare d’un cortège de débris assez important. Aucun signal radio artificiel n’a été reçu d'elle, mais elle fera partie d’autres recherches, sur son atmosphère par exemple. Cette exoplanète est l’exemple de l’obsession d’alors à vouloir découvrir des mondes civilisés.
Ci-dessous système planétaire complexe a 2 étoiles, 26 planètes dont une susceptible d'abriter la vie; image Space engine


Ci-dessus image sous licence Pixabay
La vie ailleurs ;
Une chaine alimentaire c’est la présence assurée d’eau liquide, d’oxygène et d’autres gaz (qui ne seraient pas à créer) toutefois un minimum de ces éléments pourrait permettre une implantation et en ce cas demandera une adaptation complexe de l’espèce humaine et autres organismes terrestres qui auraient à perpétuer la vie en l'adaptant in situ.
Pour qualifier les planètes pouvant abriter la vie, des indices comparatifs ont vu le jour, résultante de données complexes, ils permettent d’avoir une idée de la possible vie ailleurs.
Un de ces indices, le SPH, (Standard Primary Habitability) ou indice d’habitabilité pour les producteurs primaires indique la possible présence d’organismes autotrophes qui constituent dans le cas que l’on connaît, le premier maillon d’une chaîne alimentaire (cyanobactéries, algues, végétaux, animaux).
Si le SPH est exact malgré les incertitudes, c’est Gliese 832 C qui serait la plus proche des exoplanètes pouvant offrir des similitudes intéressantes d’avec la terre et une vie, mais elle est à plus de 16 années lumières ! On passe ensuite à Gliese 581 G (Zarmina, si elle existe), à 20,2 AL, puis a Gliese 667 Cc située à 23,6 AL.
À noter ici que Gliese 581 D, une des deux sœurs de Zarmina, pourrait abriter une forme de vie, mais sous des conditions peu propices aux humains et que 581 C aussi, mais dans une étroite bande géographique, si toutefois elle est bien en rotation synchrone avec sa naine rouge mère et si cette vie (des organismes semblables aux extrêmophiles terrestres), a pu s’adapter aux violentes éruptions de celle-ci. La diversité est aussi une contrainte pour le vivant.
Beaucoup plus précis est le PHI, (Planetary Habitability Index) l’Indice d'habitabilité planétaire, mais a l’heure actuelle on n’y classe que peu d’exoplanètes extérieures au système solaire, faute de données. Pour exemple Gliese 581 G (Zarmina) à un PHI de 1,73, la terre 4,37 le maximum étant 4,53. L’optimum n’est pas terrestre ; les déserts, les calottes glaciaires, occupent une place importante sur Terre.
Extrait de Wikipédia ;
« Le PHI est basé sur « la présence d’un substrat stable, une source d’énergie, une chimie appropriée et le potentiel pour abriter un solvant liquide ». La présence d’eau liquide n’est pas considérée comme indispensable pour l’habitabilité dans le calcul du PHI. Les différents critères pris en compte dans le calcul sont : la présence d’un substrat solide (rocheux ou gelé), la présence d’une magnétosphère, la luminosité, la température, la présence d’oxydants et de réducteurs, la déformation de marée, la présence de composés organiques complexes et de composés de soufre, de phosphore et d’azote, et la présence de liquide dans l’atmosphère, à la surface et sous la surface ».
La liste d'exoplanètes potentiellement habitables étant susceptible de changer voir l’adresse Wikipédia en page ‘Sur la toile’ section exoplanètes.
Les composés organiques, les briques du vivant, sont les outils qu’utilise le vivant sur Terre, présent dans l’espace ils pourraient être utilisés par une autre forme de vie, mais ils ne sont pas une vie extraterrestre. La vie a sélectionné une partie de ces milliers de molécules pour créer ce que nous voyons sur Terre.
Les chemins d’évolutions du vivant sont peut-être aussi nombreux que ceux des systèmes planétaires en mesure d'abriter la vie, ce qui est encore plus déroutant, toutefois ces chemins d’évolutions planétaires obéissent tous aux mêmes lois et le phénomène vivant lointain certainement aussi, mais sont limités par des contraintes universelles ou d’agencements de faits.
Perdus dans l’espace et le temps, nous voilà perdus dans les schémas d’évolutions imaginés en fonction de ce que nous connaissons. L’existence des virus (article du 26/04/2020) et bactéries n’est connue que depuis peu, n’y a-t-il pas encore beaucoup à découvrir? Qu’est-ce que nous nommons « la vie » ? On peut par exemple l’envisager comme une forme de propagation de génomes les plus divers.
La vie connue sur Terre existe bel et bien, mais l’évolution de la Terre semble bien spécifique, elle qui a gardé son eau liquide depuis sa formation par exemple, (contrairement à Mars qui toutefois en a peut-être en profondeur). Sa formation très particulière faite d’incidents divers et variés laisse même penser à la volonté d’une force créatrice, mais nous avons encore beaucoup à découvrir et apprendre, a-t-elle seulement un but cette vie et pourquoi en aurait-elle !
En fait, ce sont les espèces qui se sont adaptées à leur environnement et pas l’inverse ! L’univers lui-même se serait adapté aux conditions primordiales.
Il faut souligner que l’apparition de la vie sur Terre s’est faite très tôt, comme si elle ne pouvait qu’apparaître dès que les circonstances lui sont favorables.
La vie est-elle un processus inévitable sur le chemin de l’évolution de l’univers ?
Est-ce un incident local ou un phénomène fragile, mais répandu, ce qui semble être le cas, car la vie n’est plus différentiée de la matière inerte, il n’y a plus de « matière vivante », plus de principe de vie, mais une évolution d’ensemble en un système donné. Sous de favorables conditions la vie naîtrait partout où cela est possible. Les briques constituantes de la vie sont partout dans l’univers. Existe-t-il une, ou des autres formes de vies organiques, à l’affirmatif, comment concilier ce type de vie au nôtre et qui pourrait être constitué d’autres types d’acides aminés, d’autres acides nucléiques par exemple. Dans le cas d’un système très différent, basé sur le silicium, par exemple, est-il seulement envisageable de partager ce genre d’écosystème, toutefois le silicium, n'ayant pas la souplesse structurelle d'évolution du carbone, il est peu probable que ce problème ait lieu.
Dans le cadre du voyage interstellaire et donc d’un possible contact avec un autre type de vivant, il sera impératif d’avoir une vue précise des fonctions de ce vivant; acides aminés, bactéries, virus etc. qui le peuple. On ne débarque pas immédiatement sur une planète ou un autre type de vivant existe, par respect et par sécurité. Il est fort possible que les informations que l’on puisse avoir sur ce monde lointain ne soient que très fragmentaires.
Les dimensions de l’univers font que l’on ne peut qu’extrapoler ce que peut-être le phénomène vivant ailleurs. S’il est difficile de détecter des exoplanètes depuis la Terre, la vie qui pourrait s’y abriter l’est plus encore et pour certaines de ces planètes, elle est à jamais impossible. Dans notre Système solaire la vie hors de Terre semble absente et si elle existe, sera plutôt sous des formes assez rudimentaires. La vie terrestre a évolué aux cours de millions d’années et un observateur aurait eu beaucoup de mal a la découvrir et surtout a en préciser les teneurs, sans atterrir. La vie terrestre a subi des périodes d’extermination graves ou il aurait été difficile d’en concevoir un avenir possible. Elle a été très longtemps en mode « dormant », ce qui est peut-être le cas ailleurs.
La vie n’existe donc pas en tant qu’élément indépendant qu’on pourrait définir comme différent. Les fonctions complexes découlent d’interactions entre des formes auto-organisées, cet ensemble de processus ne semble pas générique, il y a contingence des mécanismes, mais pas de but. La vie avance « à l’aveugle », par tâtonnements. Il n’y a pas de lois, mais des mécanismes d’évolution, des séquences de processus étalonnés en millions d’années. Le processus créant la vie nous est encore inconnu, mais il n’est pas issu d’une autre physique, plus ou moins étrange. La vie serait-elle une manifestation de l’univers, son enfant terrible ?
L’humain ultime disparaît, il n’est plus sommet, mais en transit vers une autre évolution spécifiquement terrestre co-évoluant avec d’autres genres de vies avec qui il partage des gènes organisés autour d’un même ensemble structurel ; l’ADN.
Les biomarqueurs, indicateurs de la présence d’évolution du vivant sur une planète, par l’effet de transformation qu’ils auraient d’un environnement planétaire, évoluent avec le temps qui peut être de l’ordre de la saison. Les bio pigments peuvent ne pas être détectables, sous l’eau par exemple. Ils peuvent être la signature d’évolution géologique. Certains éléments comme un acide aminé, la glycine, l’eau liquide, des sources hydrothermales, une température ni trop haute ou trop basse, une atmosphère propice, ne sont pas des garants de la présence de vie.
Le degré de diversité, le nombre, des systèmes planétaires est extraordinaire, infini, mais rien ne nous prouve que la vie que nous connaissons soit un processus inévitable et à peu près identique au nôtre si bien que la chercher dans l’univers serait illusoire.
L’agencement des faits qui ont conduit la vie à émerger sur Terre semble le fait d’incertaines probabilités. L’univers est hostile à la dispersion de la vie et les étapes nécessaire à cette dispersion sont couvertes d’écueils qui font plus vraisemblable une dispersion intelligente de celle-ci !
Il est possible qu’un voyage interstellaire ne soit pensable qu’avec le transport de notre propre phénomène vivant que l'on devra implanter ailleurs sur une planète sans vie. Dans ce cas, une période d’installation probablement fort longue deviendra nécessaire. On ne doit pas chercher la vie, mais une planète qui pourrait abriter la vie terrestre.
Ci-dessous primevère commune; image Didier Groux.


Ci-dessus atome d'hydrogène isolé, image Didier Groux, cadrage Wix
Avec les techniques de propulsions que nous connaissons, il faudrait des dizaines de milliers d’années pour espérer voir Proxima, notre voisin de palier !
Le très vaste monde implique de se déplacer très rapidement, est-ce possible avec des moyens autres que des propulseurs fixés sur un vaisseau spatial ?
L'infiniment petit ;
L’espace infiniment grand a ses bases dans l’infiniment petit, (celui de la lumière) que l’on décrit avec une physique très spéciale, qui n’a pas de ressemblance a notre échelle humaine et n’est pas à comparer au monde que nous percevons, adapté que nous sommes à notre échelle d’environnement. L’intuition par exemple, n’est adaptée qu’à notre échelle de perception. L’atome représenté par de petites billes a été un schéma pratique fait avec les moyens d'alors et n’est plus valable à présent. En fait un objet quantique n’est pas représentable, il n’est pas intuitif. On peut avec les moyens modernes tenter représentation d’un objet flou en trois dimensions qui vibre, mais cela ne sera qu’une description imagée.
Si dans l'infiniment petit, une onde de lumière atteint instantanément sa vitesse maximale, jamais matière moléculaire ne le fera; on ne va pas à des milliers de kilomètres par seconde instantanément, même dans l’espace! Il est donc bien certain que nous ne pourrons jamais atteindre instantanément des vitesses élevées à bord d’un vaisseau spatial, ce qui de toute manière le pulvériserait immédiatement en transformant ses passagers en sauce bolognaise !
Pour l’ensemble d’un vaisseau habité, constitué de molécules organiques et inorganiques, une approche de la vitesse de la lumière demande beaucoup d’énergie et il ne s’agit que d’une approche ! Cette énergie a fournir devient infinie a la vitesse luminique !
Si nous arrivions à téléporter des atomes, les grouper sous forme de molécules, le résultat n’en serait qu’une bouillie finale, car l’être humain c’est, entre autres, une symbiose avec des milliards de bactéries, sans lesquels nous ne vivrions pas. Il semble bien que ce que nous appelons la vie, soit un phénomène d’une complexité inouïe dont nous n’avons qu’une vague idée. La téléportation de molécules est soumise à la vitesse maximale qui est celle de la lumière et ainsi aller à l’autre bout de la galaxie prend toujours 100000 ans !
Le concept de téléportation quantique, (voir la page suivante) fait partie de cet infiniment petit, difficilement représentable a notre échelle et le mot téléportation ne veut dire que « transfert d’information ou transfert d’état quantique ». Même les mots de l’infiniment petit n’ont pas d’équivalent d’avec le nôtre.
Distorsion de l'espace-temp, trou de ver;
La propulsion Alcubierre; On a pensé d’autres possibilités de transport de matière, mais ce ne sont que spéculations qui imposent des énergies colossales à mettre en œuvre ou à supporter en tant qu’être vivant ! On est là, très largement au-dessus des énergies à mettre en œuvre pour seulement élaborer un moteur a antimatière.
L’accès à un trou de ver de nous le plus proche, se trouve au centre de notre galaxie et ce n’est pas la porte d’à côté ! Si les trous de ver existent, ce qui est certains c’est qu’ils n’ont pas apparus pour faire voyager le genre humain qui doit auparavant traverser un trou noir !
Le trou noir, objet d’une densité extrême, attire a lui la matière, qu’il va réduire à l'extrême et plus tard rejeter sous forme de gaz moléculaire. Si la Terre était un trou noir elle aurait, toute masse gardée, la taille d’une cacahuète et son poids habituel. La lune elle-même serait attirée par cet objet, cette presse titanesque qui l’absorberait sans trop augmenter de volume. La lumière entre et disparaît dans un trou noir. Que reste-t-il de l’information de la matière absorbée, transformée en gaz moléculaire par ce formidable broyeur ? Ce broyeur a-t-il une limite de broyage s’il devient extrêmement massif ? La réponse est qu’au de-là d’une certaine limite la matière nucléaire est incompressible, ce qui se vérifie en voyant des étoiles s'effondrer sur elles-mêmes, puis exploser violement.
Que devient dans un trou noir le temps, déjà modifié a l’approche d’une planète, d’une étoile et par la vitesse extrême ? Ce broyeur de masses pourrait avoir des tunnels de sorties; les trous de ver, comment sortir d’une fontaine blanche ; où, quand et comment après broyage ? L’hyper espace s’il existe, est peut-être accessible à certaines particules, mais pas a de complexes molécules.
Autres voyages ;
Le voyage dans le temps ; le passé est irréversible, figé. La nature n’en garde trace que par l’expérience vécue. L’univers vu de notre Terre est une vitrine de son passé, de par ses dimensions et la vitesse relativement lente de la lumière, c’est une fenêtre sur le passé des étoiles et jamais son présent. Un observateur lointain verra le passé de la Terre lié à la distance qui le sépare de notre monde, jamais son présent.
Le futur n’existe que dans l’expérience prévisionnelle, c’est un concept. L’échelle des temps de votre présent, de votre futur n’est pas identique ailleurs dans l’univers, le voyageur arrive toujours dans le présent ou il se situe physiquement. Il n’y a pas de présent global, même sur Terre, mais la différence y est imperceptible, il y a des présents locaux. On ne voyage pas dans le futur, mais on peut créer son propre présent en se déplaçant très vite, ce temps sera de moindre longueur par rapport a votre point de départ et sera perçu par le voyageur rapide qui revient au point de départ comme une arrivée dans le futur qui sera bien réelle.
Les mondes parallèles ;
Ils viennent de la littérature fictionnelle et sont plutôt d’ordre philosophique comme cette pluralité de mondes possibles qui naîtraient de nos actions personnelles, ces mondes parallèles reflets de ce que nous aurions pu être et qu’il faudrait ajouter aux autres créations vivantes qui interagissent ou non avec nous, qui ont étés et seront, mondes inutiles à une nature déjà extraordinairement complexe !
Les mondes miroir sont aussi d’ordre philosophique ; il n’y a pas une Terre miroir de la nôtre. Il y a peut-être en revanche une Terre mirage de la nôtre par effet de Mirage topologique.

