Étoiles ; le face-à-face.
- Admin
- 4 août 2018
- 3 min de lecture
Une première approche de l’univers peut-être réelle et relativement facile ; elle consiste à regarder l’espace tout simplement.
Le mieux est d’être loin d’une ville et de sa pollution lumineuse. La chaleur et l’humidité, ne doivent pas être excessives, vent, brouillard et nuages sont à éviter, comme la présence de la lune. Les plateaux de haute altitude sont d’excellents endroits d’observation partout dans le monde.
Sans instrument d’optique, il suffit de s’allonger au sol, sur un espace dégagé, de penser la terre derrière soi en la touchant des mains, (si l’on est en pleine nature). Il faut oublier le haut, le bas, mais toutefois bien sentir cette attirance qui vous colle au sol des pieds à la tête et vous voilà au balcon de l’univers à bord du vaisseau Terre.
On estime entre 80 et 100 kilomètres l’épaisseur de l’atmosphère ; c’est peu, mais suffisant pour être protégé d’un monde hostile à la vie. Voilà bien une singulière invention, légère et très efficace !
Petit à petit la vision permet, en s’adaptant, de voir de plus en plus d’étoiles et puis on commence à voir des zones blanchâtres ou se concentre en fait des millions d’étoiles. Entre vous et l’univers il n’y a que ce mince écran de gaz, adossé que vous êtes à ce vaisseau chauffé qui file à une vitesse de 230 kilomètres par seconde au travers de notre galaxie. Nous pouvons constater cette vitesse quand on croise ce que l’on nomme des étoiles filantes, qui ne sont pas des étoiles et plutôt des objets en position statique groupés par essaims, des essaims que nous heurtons et traversons rapidement.
Les étoiles immobiles que l’on voit là-haut, sont à 50, 80 années-lumière ou plus, c’est déjà bien au-delà de la fictionnelle « Elpis » vers quoi se sont embarqués les héros du puissant voyageur « Hope » lors d’un voyage extrêmement long.
Les zones blanchâtres se situent à des milliers d’années-lumière. Il faut oublier le temps à présent car ce que l’on voit ici sont des étoiles qui brillaient il y a cinquante ans et là-bas mille ! Voir l’univers seulement par son passé, qui de surcroît n’est pas le même partout, c’est frustrant et inconnu de nous.
Si vous êtes loin d’une agglomération et que la nuit est un peu avancée, vous remarquerez que le silence règne et là-haut, il est absolu, ce qui est difficile à concevoir, mais l’univers est si vide, que les ondes sonores n’en ont pas même de support pour le traverser.
Au-dessus de l’atmosphère, c’est le règne du vide, chauffé par le soleil sur seulement quelques particules par mètre cube, ce qui rend l’espace très froid, espace encore plus froid entre les étoiles, à l’exception des zones de gaz ionisé qui offrent des températures très élevées, mais la densité est si faible que ressentir ces températures serait impossible, nous qui sommes habitués à l’effarante densité de l’air que nous respirons.
Les flux d’autres étoiles, assez dangereux de par leurs composants, traversent le vide, toutefois le soleil dans sa course galactique produit un bouclier magnétique qui protège les planètes orbitant autour de lui, des flux de l’univers les plus destructeurs de vie ; ainsi la vie sur Terre bénéficie de deux protections, l’une serait due à la vie elle-même.
La première de ces protections est hors de notre influence et totalement incontrôlable, mais il semble que nous influençons la deuxième...
Ci-dessous la voute étoilée a l'oeil nu.


Commentaires