Les virus et le voyage interstellaire ; d’un système planétaire à un autre..
- Admin
- 26 avr. 2020
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 19 déc. 2020
Virus ; un petit paquet de molécules, un automate biologique, prend le contrôle d’une cellule eucaryote ! Note; l’idée "d’automate biologique" ouvre aux spéculations hâtives du déploiement de la vie dans l’univers.
Leur taille varie de moins de 250 à 1000 nanomètres, le milliardième de mètre, (nm). Les plus petits auraient une taille d’un peu plus de 10 nanomètres.
Le diamètre de l'atome d'hélium est d’environ 0,1 nanomètre. Les plus petits virus évoluent sur les atomes !
Taille supérieure ; le micron
La plupart des cellules Eucaryotes ont une taille d'une dizaine de micromètres, le micron (μm), qui est 1000 fois plus grand que le nanomètre.
Une cellule est donc (seulement) dix fois plus grande qu’un Pandoravirus, le géant des virus, ou 40 fois plus grande qu’un virus de taille déjà importante (250nm).
Les bactéries mesurent de 0,1 à 4 micromètres de large et 0,2 à 50 micromètres de long, et sont donc bien plus grandes que les virus; le vivant à une taille minimale.
Il y a des virus partout, même dans l’atmosphère ! Ce sont les organismes les plus répandus sur Terre, leur nombre est aussi difficile à appréhender que le nombre d’étoiles dans l’univers.. Un vaisseau spatial sera envahi de virus et bactéries, dans l’espace confiné d’un vaisseau comment évolueront-ils ?
L’ensemble viral n’est pas vivant au sens où nous définissons la vie avec cellule et production d’énergie, de plus il ne se multiplie pas lui-même de quelque manière qu’il soit, même par scissiparité. Hors d’une cellule l’ensemble est neutre et n’en possède la ressemblance que par un matériel génétique, certes réduit, mais parent, avec son propre génome, (avec ADN ou ARN) qu’il va répliquer avec l’aide de la cellule qu’il va utiliser pour créer des protéines, ce dont il est incapable de faire.
Cet ensemble moléculaire a évolué avec le vivant, sans qui il n’est rien. On trouve les traces de cette coévolution dans les cellules de tout ce qui existe de variant de vie sur terre ; bactéries, plantes, animaux, insectes, champignons. Plusieurs milliards d’années de coévolution ont créé ce système parasite extrêmement performant qui connaît parfaitement son hôte, inversement notre vivant connaît fort bien cet intrus qu’il utilise parfois ou sait s’en préserver.
L’ancêtre commun des organismes vivant (DACU ou LUCAS) a donné la lignée des archées, des bactéries et des Eucaryotes. Les virus seraient peut-être apparus il y a plus longtemps que l’on pensait, seraient même antérieur à l’ancêtre commun, voire a la première cellule autonome et le premier organisme a ADN, ADN qui serait d’origine virale dans la cellule eucaryote.
Ils seraient une lignée du vivant proto cellulaire présent dans la soupe primitive, lignée qui perdure avec le succès que l’on connaît, lignée à part entière et non un résidu proto cellulaire de LUCAS. . Ils ont donc peut-être été vivants et ont perdus volontairement la faculté d’autoreproduction en la confiant aux cellules.
Représentent-ils, ces virus, le lien entre l’inerte et le vivant ou sont-ils des organismes qui évoluent en sens inverse en continuant à se simplifier à l’extrême, ou bien des organismes en voie d’extinction, mais chanceux jusqu’à présent ?
Comme les formes du vivant le virus est varié dans ses formes extérieures et génétiques. Les espèces virales se voient spécialisés dans le parasitage d’un type d’hôte spécifique, mais ils peuvent en changer. Leurs actions rapides peuvent être différentes chez un même genre de virus, l’espèce cible et chez un individu donné. Le virus va muter en utilisant divers mécanismes d’évolution possible qui lui sont connus.
La coévolution d’avec notre vivant est certaine et participe de cette évolution universelle du vivant qui réagit perpétuellement de ses formes multiples et variées sur le substrat « Terre » et qui fait de la vie terrestre un exemple unique dans l’univers, unique ne voulant pas dire seul.
À proximité, sur et à l’intérieur des êtres d’un vaisseau spatial, comment se comporteront ces organismes qui envahiront le vaisseau qui est un système écologique a espace réduit ?
Après un débarquement il y aura essaimage de ces organismes surtout si le nouvel environnement leur est propice, toutefois il leur faudrait des cellules ou des organismes similaires pour se reproduire, ce que seront les bactéries et cellules vivantes terrestres qui seront inévitablement essaimées sur la planète d’accueil.
Comment évoluera un vivant terrestre face à un autre ? Pour d’éventuels êtres ayant atteint le stade d’une compréhension assez poussée du phénomène vivant, virus et bactéries seront un danger certains.
Didier Groux avril 2020 ;



Commentaires